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Jidesh Kambil / 500px
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Que cache la Cité interdite ?

Le dernier secret de la Cité interdite

À l’époque des dynasties Ming et Qing, la Cité interdite était en Chine le siège du pouvoir. À Pékin, immergez-vous dans la symbolique, l’architecture et le dernier lieu « interdit » de ce grand trésor culturel.

Ouvrez la porte
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Au 15e siècle, les chinois considèrent leur pays comme le centre du monde. Au cœur même de leur capitale politique se dresse le palais de l’empereur : la Cité interdite. Les murs abritent un monde d’une extrême richesse, dont l’entrée restera interdite au commun des mortels pendant 600 ans. Alors que la cité attire aujourd’hui près de 20 000 visiteurs par jour, il subsiste un lieu préservé de toute intrusion. Il sera bientôt ouvert au public.

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David Fundingsland / 500px

Le mystère des chemins de glace

La façon dont cette gigantesque cité a bien pu être construite est longtemps demeurée un mystère. Le complexe est recouvert de dalles de marbre d’un poids considérable sur lesquelles sont posées des statues sculptées. La plus grosse mesure pas moins de 16,8 mètres de longueur et 3 mètres de largeur. Les experts ont récemment déterminé que ces blocs massifs avaient probablement été tirés sur des chemins de glace. En recouvrant les routes d’une fine pellicule d’eau pendant les hivers longs et rudes, cinquante hommes suffisaient à les transporter. 

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La symbolique des couleurs

Dans la Cité interdite, la couleur revêt une importante signification. Le jaune, qui symbolise le pouvoir suprême, est exclusivement réservé à l’empereur. Presque tout ce qui touche à sa personne est jaune : des vêtements au linge de lit, en passant par le carrelage et le service de table. Sur les toits du palais, des tuiles vernies en jaune témoignent de sa divine présence.

Le rouge est associé à la fécondité et à la chance, raison pour laquelle les bâtiments et les fortifications sont rouges. Mais il est également symbole de feu, ce qui explique pourquoi le toit de la bibliothèque est le seul qui soit noir au lieu d’être jaune. En effet, le noir représente l’eau et permet d’éviter les incendies.

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Edwin Leung / 500px

La philosophie Feng Shui

Le Feng Shui, une philosophie traditionnelle chinoise permettant de vivre en harmonie avec la nature, fut l’un des facteurs déterminants dans le choix de l’emplacement de la Cité interdite. La symétrie étant également l’un des principes fondateurs du Feng Shui, les plans du complexe s’y plient en grande partie. L’axe central de la cité est orienté nord-sud, déterminant l’orientation des bâtiments principaux. Les autres édifices encadrent ces derniers de façon symétrique.

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Le chiffre 9, symbole ultime de la masculinité

Il existe dans l’ensemble de la Cité interdite de nombreuses références au chiffre neuf, qui recèle des vertus magiques. La numérologie chinoise lui prête une importance capitale. Symbole ultime de la masculinité, le 9 est réservé à l’empereur. Pour approcher ce dernier, il faut passer neuf portes. La Cité interdite compterait 9 999 pièces, soit une de moins que le Palais Céleste. Sur le toit du palais impérial trônent neuf créatures mythologiques destinées à protéger l’empereur. Neuf rangées de neuf clous dorés décorent également les pans de portes. 

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John Zhang / 500px

Le dernier secret

Même si la quasi-totalité de la Cité interdite est aujourd’hui ouverte au public, il subsiste un lieu empreint de mystère. Lorsque le dernier empereur quitte précipitamment le palais en 1924, les portes se referment sur l’un de ses plus grands trésors : le jardin de Qianlong. Pourtant, dans quelques années, ce jardin secret va s’ouvrir au public. Mis en place sur ordre du quatrième empereur de la dynastie Qing, il faisait partie de ses appartements personnels. Par décret, il demanda à ce que rien n’y soit modifié après sa mort. Les meubles en bambou, les peintures sur soie et les vitres : tout est resté en l’état depuis le 18e siècle. Les restaurations ont été entamées en 2008 et l’ouverture du jardin est prévue en 2020. 

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Juin 2016

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